Entrepreneurs, voici cinq tendances qui influencent l’assurance

Avec l’avancée fulgurante des technologies et l’avènement de nouveaux modèles d’affaires, les assureurs et les entrepreneurs doivent plus que jamais être alertes pour que les compagnies demeurent bien protégées. « Le monde des affaires évolue à une vitesse jamais vue, affirme Arnaud Collinet, vice-président assurance des entreprises chez Intact Assurance. Nous devons constamment surveiller l’émergence de nouveaux risques. »

D’autant plus qu’en 2018, les entrepreneurs sont mieux informés et aussi plus exigeants, ajoute Nathalie Morin, directrice principale assurance des entreprises chez Intact Assurance.

De l’avis de ces spécialistes, voici cinq mouvements de fond qui obligent tant les assureurs que les chefs d’entreprise à s’ajuster pour faire face à l’imprévu.

Facilité et instantanéité

La rapidité et la convivialité du Web font en sorte que les entrepreneurs s’attendent désormais à ce que tout soit très facile d’utilisation et presque instantané. L’achat d’une police d’assurance et le processus de réclamation ne font pas exception. Ainsi, les assureurs travaillent à simplifier les contrats d’assurance, bien souvent chargés de libellés juridiques et de petits caractères. « L’idée est d’améliorer l’expérience globale du client du début à la fin. », explique Nathalie Morin.

Néanmoins, la simplicité ne doit jamais sacrifier la sécurité, souligne Arnaud Collinet, qui rappelle que la relation entre l’assureur et l’entrepreneur est basée sur la confiance. « Tout en simplifiant les processus, nous devons demeurer rassurants et garantir que nos services reflètent les protections auxquelles l’entrepreneur s’attend.»

Cyber-risque et avancées technologiques

S’il y a 20 ans, le mot cyber-risque n’existait même pas, il donne aujourd’hui des sueurs froides à bien des chefs d’entreprise qui doivent protéger les données personnelles de leur clientèle contre le piratage et les brèches informatiques.

De plus, comme les technologies qui sont au cœur des équipements informatiques et industriels évoluent tous les deux ou trois ans, les entreprises doivent se protéger contre leur éventuelle obsolescence, indique Nathalie Morin. « Avec l’avancée de la robotique et de l’intelligence artificielle, opter pour une protection qui garantit le remplacement d’équipements par des modèles de nouvelles générations devient la norme », dit-elle.

Mondialisation des marchés

L’explosion des importations et des exportations entraîne la création de nombreux produits d’assurances visant à protéger non seulement les produits en transit, mais aussi la responsabilité civile des entreprises.

« De plus en plus d’entreprises sont des maillons au sein de chaînes d’approvisionnement mondiales, explique Nathalie Morin. Prenons l’exemple fictif d’une PME qui importe du poisson d’Asie pour cuisiner des pâtés qu’elle exporte ensuite en Europe, illustre-t-elle. S’il survenait un empoisonnement alimentaire à l’étranger, l’entreprise doit être protégée contre les poursuites judiciaires et pouvoir aussi poursuivre le fournisseur de poisson ou tout autre fournisseur si celui-ci est à la source du problème. »

Par ailleurs, la mondialisation complexifie beaucoup l’assurance en responsabilité civile puisque les lois en matière de poursuites et de dédommagements diffèrent d’un pays à l’autre, note Arnaud Collinet. « Les entrepreneurs doivent donc être bien couvert de ce côté! »

Changements climatiques

Ouragans, tempêtes tropicales, inondations, sécheresses causant des feux dévastateurs… Les aléas climatiques gardent les assureurs et les chefs d’entreprise sur un pied d’alerte. « L’an dernier, il y a eu pour 134 milliards de dollars de pertes assurables à la suite de catastrophes naturelles », signale Arnaud Collinet.

Au Canada, les dommages par l’eau sont désormais la principale cause de réclamations d’assurance, relayant les incendies au second rang. « La sévérité des épisodes de précipitations de pluie et de neige met beaucoup de pression sur les bâtiments et sur les infrastructures », explique Arnaud Collinet.

Économie collaborative

Uber pour remplacer un taxi, Airbnb au lieu d’un hôtel, Turo pour louer la voiture d’un particulier… Voilà quelques exemples de succès de l’économie collaborative qui repose sur le partage de biens et de services entre individus ou entreprises. Incontournable, l’émergence de ces modèles d’affaires force les assureurs à revoir leur motus operandi. « En plus d’assurer les biens qui sont partagés, nous devons désormais protéger leur utilisation de même que les individus qui les utilisent, dit Arnaud Collinet, précisant qu’Intact s’est positionné comme leader dans ce marché au Canada.

« Comme les gens qui échangent des biens et services ne se connaissent pas, ils doivent se sentir bien protéger de part et d’autre. Une bonne protection d’assurance participe à la création du lien de confiance essentiel pour que l’économie collaborative fonctionne », dit-il.

En conclusion, peu importe le secteur d’activité dans lequel votre entreprise évolue, vous tenir au fait des risques émergeants pouvant affecter votre entreprise peut vous sauver bien des tracas. Le monde change, l’assurance évolue!